Concours de reliure 2014 de l’AAAV

Atelier d’Art Appliqué du Vésinet (78)

Ce second concours autour du livre Trois typographes en avaient marre organisé par l’AAAV l’an passé, l’école organise un deuxième concours-exposition à l’occasion des Journées Portes Ouvertes qui auront lieu les 14 et 15 juin 2014.

Concours ouvert à :

Tous les élèves de l’AAAV inscrits en cours ou en stage.
Tout ancien élève, membre de l’AAAV (adhésion pour les anciens élèves = 20 €).

Remise des prix : le dimanche 15 juin 2014.


Cette année, le livre intitulé Trois typographes en avaient marre de Guy LÉVIS MANO paru aux Éditions Quiéro et les illustrations tirées de cet ouvrage seront les thèmes de notre concours. Cf. le site consacré à l’auteur http://www.guylevismano.com ainsi que l’article de Philippe De Jonckeere, Le Monde Diplomatique, janvier 2012 :

L’AUTEUR : « Guy Levis Mano né le 15 décembre 1904 à Salonique, mort le 25 juillet 1980 à Vendranges dans la Loire, était connu aussi sous le pseudonyme de Jean Garamond. Il avait installé son atelier dans une cour de Montparnasse. De 1935 à 1939, la petite cour de la rue Huygens est un havre de poésie, un lieu où se retrouvent écrivains et poètes dont Guy Levis Mano publiera les œuvres. C’était un typographe, un éditeur, un imprimeur et un poète qui prenait son temps… » Les deux autres typographes, associés à cette aventure, sont Roger Bonon et Georges Duchêne.

L’OUVRAGE : « Trois typographes en avaient marre… » écrit en 1935, réédité en 1967, est considéré « un monument typographique et poétique » où l’on s’aperçoit que la révolte des caractères a coïncidé avec deux des plus importantes luttes sociales de cette époque. Les éditions Quiéro ont réédité ce livre peu connu et pourtant mythique, en en confiant la composition à Philippe Moreau et Samuel Autexier qui « semblent avoir pris un plaisir sans fin à mélanger les fontes, les couleurs, les casses, les corps et les types dans un désordre très réjouissant . En mélangeant le texte poétique d’origine et en se permettant toutes les blagues de typographe, ils respectent à la lettre, pour ainsi dire, les dispositions testamentaires de l’auteur qui demandait que l’on ne réédite jamais ses livres à l’identique ».

L’IMPRESSION : couverture et pages intérieures en noir et rouge, l’ouvrage est composé au plomb, « imprimé sur un papier à la texture d’épais buvard qui porte en lui volontairement tous les embossements et traces de son passage sous la presse ».

32 pages, format 24×16,5 cm. Reliure libre de 5 cahiers pliés.

Pour lire l’article sur le site de l’AAAV