Stig Dagerman

Né en 1923 à Älvkarleby, mort en 1954 à Stockholm (Suéde)

Stig Dagerman (né Stig Halvard Jansson) est un écrivain et journaliste suédois.

Fils d’un ouvrier et abandonné par sa mère, Stig est élevé par ses grands-parents à la campagne. Il arrive à Stockholm en 1932 pour vivre avec son père et finir ses études. Il s’inscrit aux jeunesses syndicalistes en 1941 et travaille comme journaliste pour des journaux syndicaux. Il est nommé la même année responsable de la rubrique culturelle du journal anarchiste Arbetaren où il écrira jusqu’à sa mort en 1954. Il y rencontre Albert Jensen, figure du syndicalisme mondial et change son nom pour Dagerman (Dager signifie « lumière du jour, espoir »).
Son premier ouvrage Le Serpent est publié en 1945 suivi de son chef-d’œuvre L’Île des condamnés en 1946. Il publie ensuite un livre par an jusqu’en 1949 (roman, récit, théatre, poèsie, essai journalistique) avant de connaître une longue période de dépression pendant laquelle il n’arrive plus à publier de livres. Il se suicide en 1954 à l’âge de 31 ans.

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La seule chose insensée est d’accepter le possible, un recueil inédit de lettres et articles avec une préface de Philippe Geneste vient de paraître en août 2025 aux éditions Quiero.

Bibliographie :

Romans

  • Le Serpent, (Ormen, 1945), trad. Carl Gustaf Bjurstöm et Hervé Coville, Denoël, 1966 ; Rééd. éditions Gallimard, coll. « L’Étrangère », 1993 ; coll. « L’Imaginaire » no 450, 2001.
  • L’Île des condamnés (De dömdas ö, 1946), trad. Jeanne Gauffin, Denoël, coll. « Les Lettres nouvelles », 1972 ; Rééd. Agone, coll. « Marginales », 2003 puis « Manufacture de proses », 2009.
  • L’Enfant brûlé (Bränt Barn, 1948), trad. Élisabeth Backlund, Gallimard, 1956 ; Rééd. Gallimard, coll. « L’Imaginaire » no 77, 1981.
  • Ennuis de noces (Bröllopsbesvär, 1949), trad. Carl Gustaf Bjurström et Lucie Albertini, Maurice Nadeau/Papyrus, 1982 ; Rééd. 10/18, coll. « Domaine étranger » no 2123, 1990.

Recueils de nouvelles

  • Dieu rend visite à Newton, anthologie de 9 nouvelles choisies par l’éditeur français, trad. Élisabeth Backlund et Carl Gustaf Bjurström, Denoël, coll. « Les Lettres nouvelles », 1976.
  • Notre plage nocturne (Vår nattliga badort, 1955), trad. Carl Gustaf Bjurström et Lucie Albertini, Maurice Nadeau, 1988.
  • Les Wagons rouges (De röda vagnarna in Dikter, noveller, prosafragment, 1983), trad. Carl Gustaf Bjurström et Lucie Albertini, Maurice Nadeau, 1987.
  • Le Froid de la Saint-Jean (Dikter, noveller, prosafragment, 1983), trad. Carl Gustaf Bjurström et Lucie Albertini, Maurice Nadeau, 1988.
  • Tuer un enfant, anthologie de plusieurs nouvelles dont (Att döda ett barn et Nattens lekar, 1948), trad. Élisabeth Backlund et Carl Gustaf Bjurström, Agone, 2007.
  • Dieu rend visite à Newton, (Tusen år hos Gud, 1954), trad. Élisabeth Backlund et Carl Gustaf Bjurström avec des illustrations de Mélanie Delattre-Vogt, éditions du Chemin de fer, 2009.
  • Mille ans avec Dieu (Tusen år hos Gud, 1954), trad. Olivier Gouchet, postface de Claude Le Manchec, éditions de l’Éclat, 2024.

Chroniques

  • Automne allemand (Tysk höst, 1947), trad. Philippe Bouquet, Actes Sud, 1980 ; Rééd. Actes Sud, 1999, puis Actes Sud, coll. « Babel » no 652, 2004.
  • Printemps français suivi de Poèmes satiriques (Fransk Vär, 1948), trad. Philippe Bouquet Ludd, 1995.
  • La Dictature du chagrin et autres écrits amers (1945-1953), anthologie de textes et articles dont ceux publiés dans Printemps français, trad. Philippe Bouquet, Agone, 2009.

Essais - tracts

  • Le destin de l’homme se joue partout et tout le temps, texte affiche, Alternative libertaire (Belgique), 1987.
  • Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (Vårt behov av tröst, 1952), trad. Philippe Bouquet, Actes Sud, 1981.

Théâtre

  • Le Condamné à mort (Den dödsdömde, 1947) pièce adaptée en français sous le titre Les Rescapés, mise en scène Véronique Widock, texte français de Philippe Bouquet, théâtre Gérard-Philipe, 1987.
  • L’Ombre de Mart (Skuggan av Mart, 1948), trad. Gunilla Kock de Ribaucourt, Presses universitaires de Caen, 1993.
  • L’Arriviste suivi de Le Jeu de la vérité (Streber et Ingen Går fri, 1948 et 1949), trad. Philippe Bouquet, Actes Sud, coll. « Papiers », 1991.

Poésie

  • Billets quotidiens, (Dagsedlar poèmes publiés entre 1944 et 1954), trad de Philippe Bouquet, Éditions Cent Pages, coll. « Cosaques », 2014.
  • Suite Birgitta (Birgitta Svit), traduit par Claude Le Manchec, éditions Centrifuges, 2019 ; nouvelle traduction par Philippe Bouquet et Claude Le Manchec, éditions Æncrages & Co, coll. « Feux », 2023.

Correspondance

  • Lettres choisies, trad. Olivier Gouchet, préface et notices Claude Le Manchec, Actes Sud, 2024.