Guy Lévis Mano

Il est fou !

gravures sur bois de David Audibert

Couverture : impression typographique blanche et noire sur carton gris avec une gravure sur bois. Intérieur : impression blanche et noire sur papier à fruits avec 11 gravures sur bois de David Audibert. Cahiers libres.

* un tirage de tête imprimé à 30 exemplaires sur velin d’Arches au format 25 x 32,5 cm numéroté et signé par David Audibert sera disponible en début d’année 2023 auprès de l’artiste et de l’éditeur…

56 pages, format 18 x 26 cm

ISBN : 2-914363-21-4, 25 euros

  DOSSIER DE PRESSE


En librairie le 3 décembre 2022

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Il est fou ! est un recueil de onze « minutes » imprimé en 1933 à 90 exemplaires sur la petite presse à bras du poète Carlos Rodriguez Pintos par Guy Lévis Mano, il inaugure le catalogue de ce qui allait devenir la maison GLM. Ces poèmes parlés font suite à dix années d’intenses activités littéraires (revues, expositions, rencontres...), et marquent le début d’une aventure éditoriale et poétique qui fera de GLM l’éditeur attentif des poètes et artistes les plus célèbres du XXe siècle (Breton, Char, Dali, Éluard, Lorca, Picasso, etc.).
Suivant la volonté testamentaire de l’auteur les éditions Quiero proposent ici une nouvelle version à quatre mains avec le graveur & ymagier David Audibert.


Quelques images de la fabrication du livre…


BON DE COMMANDE

Bon de commande - Il est fou !

Quiero éditions c/o Marginales, Les Billardes, 04300 Forcalquier.

Chèque à l’ordre de « Marginales - propos périphériques ».


DOSSIER DE PRESSE

Il est fou !

 Note de lecture de Sadou Czapka pour À livres ouverts - novembre 2022

 Article de Jean-Marie Dunoyer paru dans le journal Le Monde - 21 novembre 1981

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mes yeux sont beaux
j’ai un marteau et des clous
qui veut de ma marchandise

"Il est fou !" est une création des éditions Quiero sur un texte de Guy Levis Mano avec des gravures de David Audibert.

Dans une apparente simplicité Guy Lévis Mano y parle de l’amour, de la rue, de la folie qui nous hante et nous rend si vivants. David a magnifiquement interprété ce paysage onirique avec des gravures originales qui martèlent et rythment le texte, onze gravures en noir et blanc sur onze minutes de poésie. Samuel s’est permis une mise en page décalée, un travail de ton sur ton sur un papier pauvre (fond des cagettes de fruits) dont la densité surprend.

Ce livre d’art, réalisé entièrement en typographie au plomb, et imprimé à Forcalquier dans l’atelier Archétype, au prix de 25 euros, sera disponible dans toutes les librairies sur commande dès début décembre, et en direct dès maintenant en envoyant un chèque à l’adresse postale : Quiero/Marginales - Les Billardes - 04300 Forcalquier (frais de port offerts).

Le nombre d’exemplaires est limité et le livre ne pourra pas être réimprimé sous cette forme, c’est aussi cette déraison qui nous enchante.

Sadou Czapka pour À livres ouverts


Guy Lévis Mano à la Bibliothèque nationale

Poète, typographe, éditeur
Trop de peintres, et des plus grands, ont été les alliés de Guy Lévis Mano (1904-1980) pour que la salle Mortreuil, tout entière dédiée à la mémoire de cet exceptionnel poète-éditeur-typographe, ne soit pas transformée en galerie de musée. Sous les yeux du visiteur se déroule enfin une carrière toujours traduite en œuvres. Le reste, la vie quotidienne, les métiers alimentaires parallèles, ne compte qu’en fonction de la poésie - qu’il crée ou qu’il sert.
La vraie vie commence à se manifester publiquement à vingt ans. Voici les premiers recueils, les premières revues lancées avec plus d’enthousiasme que de moyens, avec leurs collections, en majorité imprimées par son ami Beresniak, chez qui il s’est initié à la typographie.

Tout va changer à partir de 1933, grâce à une petite presse à levier et quelques cassetins de Bodoni. Guy Lévis Mano se met à composer à la main et à tirer de nouveaux poèmes : Il est fou !

Sans mentir, G.L.M. est fou de se lancer dans une aventure pareille - d’une incurable folie.

Quelques cinq cents titres, pour la plupart de minces plaquettes mais assorties de volumes plus épais, vont éclore dans sa chambre, puis à la Librairie 79, rue de la Pompe, enfin à l’atelier de la rue Huyghens, qui va devenir le rendez-vous des plus indiscutables poètes du siècle. Aussi l’exposition présente-t-elle, sorti des mains et des presses d’un homme seul, un magnifique panorama du mouvement surréaliste, si proche de lui, mais auquel, amoureux de toute la poésie, il n’a pourtant pas adhéré.

On n’a que l’embarras du choix, au hasard des cimaises et des vitrines. Eluard avait préfacé la Sauterelle arthritique de Gisèle Prassinos (1935), avec une photo de Man Ray (un peu plus tard Bellmer illustrera Quand le bruit travaille). Ce sont d’admirables nus de Nush, par Man Ray, qui alternent avec les poèmes de Facile. Ou le grand dessin de Picasso incorporé au texte de Grand air, dans Les Yeux fertiles du même Eluard.

Pour lire la suite sur le site des archives du journal Le Monde


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